Témoignages

Je suis assidue aux cours de Tai Chi depuis 8 ans et au Stretching Postural depuis 6 ans (pas de stage, et peu d'ateliers). Plus les années passent plus j'ai l'impression d'être en bonne santé physique  ; aucune maladie, ni douleur ni même un rhume depuis quelques années. Par contre peu d'impact sur les insomnies, si ce n'est que je pratique quelques mouvements de relaxation qui me permettent de rester calme. Pas d'amélioration en situation de conflits ou à l'occasion de fortes émotions; par contre, une fois sortie du contexte stressant, les techniques respiratoires accompagnées de quelques mouvements simples me permettent de relâcher les tensions  corporelles.

Le stretching Postural m'apporte un bien-être dans le sens où il me permet de me détendre non seulement lors de la pratique mais également toute la journée qui suit... Ces cours ont aussi un bienfait sur ma posture car ils me rappellent sans cesse de me tenir plus droite. Au quotidien, j'essaye donc de me grandir le plus possible. Ce que je trouve aussi de formidable, ce sont les bénéfices apportés sur le plan "plus physique" (renforcement de la musculature, des abdominaux, de la souplesse, etc.) tout en pouvant rester dans le calme (pas de musique, pas de sueur, pas de cœur qui palpite) et sans devoir gesticuler dans tous les sens. Ayant les genoux et le dos fragiles, je me dois d'éviter secousses et impacts, ce sport me convient donc parfaitement.

Quand des tensions ou des déséquilibres disparaissent, le corps ne garde pas la mémoire de comment c'était avant, tout concentré qu'il est à découvrir d'autres champs de possibilités et de plaisirs. Ne pas oublier que le Tai Chi est un art, il se déploie, en s'appuyant sur une  technique vivante et ne se soucie pas des blocages passés, il les oublie et c'est bien !

Je me souviens très bien de la journée portes ouvertes. J'avais suivi ailleurs un cours de Taï Chi pendant un an sans rien apprendre ni comprendre de ce qui était demandé aux élèves et je cherchais un autre cours. Là, après avoir travaillé quelques minutes avec Nicole, j'ai commencé à sentir mes mains et quelque chose qui se passait entre mes mains. J'étais fascinée. Pour moi c'était presque de la magie.
Il y a la partie relaxation, où l'enseignement patient, profond, répétitif et toujours neuf m'apprend à me concentrer, à découvrir mon corps, à le ressentir, en surface et dans les tréfonds, et à agir dessus. C'est un apprentissage extraordinaire, la découverte d'une immensité qui m'appartient, dont je n'avais pas la moindre idée. Petit à petit, cela change tout : j'ai un corps.... J'apprends à respirer, à me détendre, à sentir, à écouter, à percevoir quelque chose, le "Chi" peut-être, qui est là et circule. J'apprends même à diriger ce courant, d'abord en l'imaginant, puis en l'éprouvant. Incroyable!
Et puis il y a le Tai Chi, les mouvements si étranges et difficiles à apprendre au début, les positions inhabituelles du corps, et puis cette lenteur, étonnante lenteur qui apaise, à laquelle on finit par prendre un immense plaisir. Puis la découverte, progressive, du Tan Tien. C'est quelque chose, quand on sent le corps s'enraciner, se renforcer d'en bas, et qu'on se découvre léger. Un jour, je m’entraînais chez moi (il fallait ça, pour mémoriser cette suite de mouvements, et ça faisait tellement de bien), je pratiquais "les nuages", et j'ai senti que mes bras bougeaient tout seuls, sans le moindre effort, fluides, légers comme des plumes. Inoubliable !
Les enseignantes montrent les mouvements, expliquent avec des mots, répètent, font appel à l'imagination, donnent du sens, voient et corrigent tous les gestes, et vivent de l'intérieur tout ce qu'elles décrivent. Il suffit de les regarder, de les imiter et de recommencer mille fois, en allant toujours plus loin, sans s'ennuyer une seconde. Le tout en riant très souvent.
Aujourd'hui je me demande comment c'était avant de sentir tout cela.

Pour moi ce début de formation en Stretching Postural est vraiment une révélation. Je suis mieux, je n’ai plus mal au dos, je déstresse, car lorsque mon corps me dit ça va pas je fais mes exercices et c’est reparti. J’ai l’impression d’avoir récupéré des centimètres et grandi.
Chaque semaine j’attends avec impatience le cours.

Je suis retraitée depuis longtemps. Ma fin de carrière fut pénible : tout  l'hiver, je faisais des infections pulmonaires à répétition, d'où prises d'antibiotiques, et j'avais du mal à finir l'année scolaire. Tous les médecins consultés disaient qu'ils ne comprenaient pas. Beaucoup plus tard, on a pu diagnostiquer une hépatite C. Un jour, en cure, un aide-soignant m'a conseillé de faire du Qi Gong. J'ai suivi son conseil et ma vie a changé. Mes problèmes pulmonaires se sont considérablement réduits et tout le monde vantait ma vitalité. Je continue la pratique du Qi Gong, bien que guérie depuis deux ans grâce aux nouveaux traitements, pour m'aider à vieillir en bonne santé.

J'ai commencé le Tai Chi- Qi Gong et le Stretching Postural  il y a 10 ans, un peu par hasard, pour "faire du sport", en trouvant un prospectus dans la rue  ! Je venais d'avoir deux petites filles, des jumelles, mon corps était ramolli, éteint, fatigué. D'ailleurs, il ne m'intéressait pas. J'ai commencé le Qi Gong sans trop comprendre, sans trop y croire. Peu de temps après j'ai essayé le Stretching Postural . Le coup de foudre n'a pas eu lieu tout de suite. Je n'ai aucune souplesse... Il a fallu être patiente. Faire, refaire et refaire encore les mouvements, apprendre à apprivoiser la douleur qui tire les jambes pendant les Strech lourds... et puis un beau jour, j'ai compris ce qu'était le Chi. J'ai ressenti cette chaleur douce mais forte qui circule dans les mains, cette présence dans tout le corps et entre les personnes du cours. Plus tard encore, j'ai compris l'importance du Tan Tien, ce pilier, cette force nichée au creux du ventre.
Aujourd'hui, je ne fais plus jamais une vaisselle, je ne monte plus un escalier, je ne porte pas un paquet sans penser à mon Tan Tien. Assise, au bureau, dans le métro, je fais des "déroulés du dos", je cherche le mouvement, la mobilité... Je cherche mon axe, je m'assied sur mes ischions et je n'ai plus jamais mal au dos. Je crois que l'exercice que je pratique le plus souvent, parfois même sans m'en rendre compte, sous l’œil ébahi de ceux qui sont avec moi, c'est l'exercice de longue vie... J'essaye de transmettre certains mouvements (certains secrets) à ma mère, mes sœurs, mes enfants. Le pingouin quand il fait froid par exemple. Il y a des choses qui sont désormais ancrées comme descendre les épaules et respirer dans le ventre. Et des phrases qui resteront gravées comme "le confort d'abord" et cette si belle idée que se faire du bien c'est aussi pour pouvoir en donner aux autres.

Pour ma part, ayant été élevée par un père négatif qui voyait le mal partout, le Qi Gong m'a apporté la positivité, voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide, me défaire de la négativité de mon père, me sentir plus forte contre lui et plus optimiste. Quand je suis angoissée ou que j'ai du mal à dormir, je fais de la respiration abdominale et cela m'apaise. Le Qi Gong m'apporte un second souffle, de l'oxygène, un bien être. Je suis en manque quand je ne pratique pas. Je n'avais pas beaucoup de souffle et ne tenais pas longtemps en apnée, les exercices de Qi Gong m'ont appris à avoir du souffle et à retenir ma respiration plus longtemps, au grand étonnement du médecin qui m'a fait une échographie et m'a félicitée sur mon apnée la semaine dernière... Je suis plus ancrée. Je fais plus attention à la nature et m'émerveille de la beauté de la vie, du chant des oiseaux. J'essaie de prendre les contrariétés au plus cool possible. Je rumine beaucoup moins qu avant.
J'ai oublié de dire que j'ai commencé à pratiquer le Qi Gong car je suis arrivée à un moment de ma vie ou rien n'allait. Tout ce que j'entreprenais ratait. J'en ai parlé à ma dentiste qui m'a fait porter des gouttières pour me faire lâcher prise et m'a conseillé de faire du Qi Gong pour accélérer ce lâcher prise. J'ai fait un cours d'essai et au 1er cours, ça a été une révélation. Depuis 8 ans que je pratique, je ne peux plus m'en passer et cela a changé ma vie.